Bon je poste mon chapitre 2, j'aurais aimé quelques commentaires pour le premier, même si vous n'avez pas aimé ou que vous avez trouvé le texte trop long, mais peu importe, je continerais !
Autant l'annoncer tout de suite, le blog va subir une énième transformation, alors ne vous étonnez pas si dans les prochaines semaines, c'est le gros bordel ici !
Je vous laisse à la lecture !
Chapitre 2
Je me réveillai avec une drôle de sensation d’avoir rêvé tout ce qu’il s’était passé avec Kakashi et son équipe, et que si j’ouvrai les yeux, j’allais me retrouver dans la forêt comme tous les
matins. D’ailleurs un rayon de soleil vint me chatouiller le nez. Mais voilà, j’ouvris les yeux et je n’étais pas dans la forêt mais dans une chambre apparemment. J’étais allongé dans un futon,
plutôt confortable, enfin il l’aurait été je pense si je n’avais pas mal à chacun de mes muscles. Je repoussai doucement la couverture et je pus constater sous la combinaison que je portais que
tout mon corps était recouvert de bandages. L’homme au croissant de lune avait fait beaucoup de dégâts, plus encore que je n’aurais pu imaginer. Qui m’avait soigné ? Où étais-je ?
Depuis combien de temps ? Je décidai de me lever, mais c’était impossible. Je luttai pendant ce qui me parut des heures et réussit à m’asseoir, et encore, on va dire me redresser d’une
quarantaine de centimètres. J’étais essoufflée comme si je venais de mener un dur combat. Je passai ma langue sur mes lèvres, elles étaient sèches. C’est là que je m’aperçu que j’avais soif, et
par la même occasion, faim. Mais comment j’allais faire, je ne pouvais même pas me lever.
- Y a quelqu’un ?
Ma voix me parut grave et enraillée.
- Hé oh, y a quelqu’un ? recommençai-je, cette fois c’était mieux.
Bon sang, est-ce qu’on laisse une blessée seule sans surveillance ? J’observai la pièce, il n’y avait pas grand-chose à part le futon sur lequel j’étais. Une armoire entrouverte débordant
d’affaires mal rangées, une commode dans le même état, et dans un coin tout un fatras d’armes mélangées. Des armes de ninja ? Et juste à côté de moi, bah euh… un verre et une carafe d’eau.
T’étais-là tout de suite toi ? Enfin, grand bonheur, je pus étancher ma soif. Ces gens sont des anges. Et puis comme personne ne venait et qu’il n’y avait plus rien à faire, je me rendormi.
J’ouvris à nouveau les yeux et la lumière avait diminuée, on devait être proche du soir. Coup d’œil circulaire, il y avait quelqu’un assis en tailleur en train de lire. J’y regardai de plus
prêt : un uniforme ninja vert et bleu, des cheveux gris en l’air. AHHH Kakashi ! Je fis un mouvement brusque qui me tira un gémissement de douleur. Kakashi leva le nez de son bouquin
rouge intitulé…heu…le paradis du batifolage… RAAHHH Sakura avait raison c’est un pervers !
- Tu es réveillée, comment tu te sens ? me demanda-t-il.
- J’ai vu mieux, répondis-je avec une grimace.
- Ca fait plus de deux semaines que tu n’as pas bougé et tes os ne sont pas encore réparés, c’est normal si tu as mal.
- C’est toi qui m’as soigné ?
- Bah les médecins et une infirmière viennent ici tous les jours pour tes bandes.
Je soupirai de soulagement.
- Ecoute je devrais aller prévenir Tsunade immédiatement, mais elle pourra passer demain je pense. Elle te posera des questions.
- C’est qui Tsunade ?
- La Hokage. Le chef du village si tu vois…
- Oui merci je sais ce qu’est un Kage, j’ai été à l’école comme tout le monde, le coupai-je. Quelles questions ?
- D’où tu viens, pour quelles raisons tu es venue ici.
- Pour te botter les fesses, c’est évident.
Il sembla amusé et me planta là comme une vieille chaussette. Non mais quel toupet ! Et puis revint avec un bol dans les mains. Il le posa à côté de moi et m’aida à m’asseoir. Il avait des
gestes très doux.
- Tiens, tu dois avoir faim. C’est du bouillon de viande, ajouta-t-il en voyant que j’hésitais à le prendre.
Je murmurai un vague merci, dévorai le contenu du bol en un rien de temps. Kakashi m’avait observé tout ce temps, je n’aimais pas vraiment ça.
- Quoi ? J’ai quelque chose de travers ?
- Non, je me disais juste que ça faisait bizarre d’avoir quelqu’un à s’occuper.
Je haussai un sourcil. Qu’est-ce qu’il me faisait là ?
- C’est sûr, en général on s’habitue lorsque l’enfant commence à faire ces nuits, l’informai-je très ironiquement.
- Tu n’as sûrement pas dû avoir une enfance facile pour être aussi méfiante et agressive.
« Tu n’imagines même pas Kakashi. »
- Mais maintenant que nous sommes réunis, je voudrais qu’on essaie, pas de rattraper le temps perdu, mais…
Kakashi ne trouvait pas les mots, mais je voyais ce qu’il voulait dire. Je préférai fixer l’autre côté de la pièce. Je ne voulais absolument pas croiser son regard. Il ne dit plus rien, et moi
non plus. Je me rallongeai avec difficulté et fit mine de dormir. Même si en fait je réfléchissais. Il semblait vraiment vouloir se faire pardonner, je n’aurais jamais pensé qu’il serait aussi
attentionné et prévoyant envers moi. Mais c‘était plus fort que moi, dès qu’il ouvrait la bouche, je ne voulais pas entendre ses gentilles paroles et il fallait que je le rembarre. En même temps
il le méritait. Je sortis de mes réflexions. Kakashi était toujours à la même place, il avait sans doute repris sa lecture. Soudain un petit tiraillement se fit sentir. Manquait plus que ça. Rooo
quelle honte, pas devant lui. Je me résignai.
- Kakashi… c’est assez gênant, mais est-ce que je…
Mais c’est ça laisse-moi dans la panade.
- Heu j’aurais besoin de…
- D’accord, j’ai compris, je vais te porter jusqu’aux toilettes.
Il me porta donc, m’installa puis me laissa faire ce que j’avais à faire. J’espérai juste qu’il ne me rappellerait pas cet épisode plus tard.
Les jours suivants se passèrent similairement. Un médecin venait faire ma rééducation, l’infirmière me changeait mes bandages. J’espérai juste que Kakashi ne l’avait jamais vu faire. Sinon, dans
la journée, observer le mur de la chambre pouvait être très lassant à force.
Ah, oui pour couper la monotonie, j’avais quelques visites quand même, autres que les médecins. La première fut Tsunade, l’Hokage. Elle m’impressionna un peu quand elle entra dans la chambre.
Elle dégageait une aura de sagesse et de puissance que s’en était écrasant. Mais le pire, c’était sa poitrine, disons très opulente. Malgré tout je la trouvai très belle avec des longs cheveux
blonds et son visage m’inspira confiance. Elle se présenta puis s’agenouilla à côté de moi.
- Je suppose que ton père t’a prévenu de ma visite.
- Ouais Kakashi m’en a glissé un mot.
- Tu es donc Yuri Hatake.
Cette association sonnait bizarrement dans ma tête, mais oui c’était bien moi. Autrefois, on ne m’appelait que Yuri, ou alors j’étais la chose sans nom.
- Quel âge as-tu ? me demanda Tsunade.
- J’ai eu quinze ans le trente septembre dernier.
- T’as mère est bien Rin de Konoha.
- D’après ce qu’on m’a dit, oui. Elle est morte à ma naissance, le seul souvenir que j’ai, c’est une photo d’elle et Kakashi.
Je ne sais pas pourquoi mais parler de ma vie avec Tsunade était plutôt facile.
- Tu n’apprécies pas Kakashi on dirait.
Je fis la grimace.
- Pas vraiment, il n’a pas cherché à nous retrouver ma mère et moi, et il croit pouvoir revenir comme ça dans ma vie, coucou c’est papa.
- Je comprends, laissez-vous du temps, à tous les deux, conseilla-t-elle. Sais-tu où tu es née ?
- Pas la moindre idée. C’était une école, je ne sais rien de plus.
- Une école de quoi ?
- De ninjas principalement, il y a aussi des danseuses, des jongleurs, un peu de tout.
L’Hokage se mordit la lèvre, ma description pouvait décrire n’importe quelle école dans le monde.
- Les ninjas dont tu parles, quel symbole avait-il sur leur bandeau ?
C’est étrange comme des petits détails disparaître de votre cerveau parfois.
- Je… je ne m’en souviens pas.
- Et que faisais-tu là-bas toi ?
- Rien de particulier, des bêtises principalement. Personne ne voulait s’occuper de moi, alors le Maître de l’école m’a prise sous son aile.
- Que sais-tu sur l’Art ninja ?
Sa voix s’était faite plus dure. Je ne compris pas pourquoi sur le coup.
- Pas beaucoup de choses. Je manie le sabre et je connais des techniques de Katon. Je sais aussi multiplier des objets.
Mes qualités devaient s’arrêter là. Tsunade murmura un vague « je vois ».
- Parle-moi de l’homme qui t’a attaqué dans la forêt.
- Comment savez-vous…
- Kakashi et son équipe m’en ont parlé, expliqua-t-elle.
- Je ne l’avais jamais vu avant ce jour. Je pense qu’il m’a suivi depuis l’école, il cherchait Konoha aussi. Il faisait partie des ninjas qui ont détruit l’école, il avait le même symbole.
- Quel symbole ?
Elle était inquiète, ça s’entendait juste dans le son de sa voix.
- Un cercle avec un croissant de lune.
Elle resta dans ses pensées un instant puis son attention se fixa à nouveau vers moi, elle avait un grand sourire aux lèvres.
- J’ai une dernière question, est-ce que ça te plairait de rester ici, à Konoha, même avec Kakashi, et devenir ninja ?
Rester ici ? Pourquoi pas, je n’avais nulle part où aller ailleurs. Devenir ninja, je n’ai rêvé que de ça depuis des années.
- Ca me va, même avec Kakashi, je supporterais.
Tsunade sembla ravie et me souhaita un bon rétablissement. Je restai le reste de l’après-midi à cogiter sur ma vie future. J’avais enfin l’occasion de devenir ninja, pour de vrai, ce n’était pas
une chimère de mon esprit, j’allais pouvoir devenir ninja, comme ma mère !
Ce soir là, je fus même agréable avec Kakashi.
Une autre fois, ce fut toute l’équipe 7 qui vint à mon chevet. Bon bien sûr Kakashi était là, Sakura m’avait apporté des fleurs, Naruto sautait et criait à tout va et Sasuke restait muet en
arrière.
- Dis, tu pourras sortir quand ? demanda Naruto.
Tiens, très bonne question.
- Je ne sais pas, demande à Kakashi.
- Sensei ?
- Pas avant une semaine et demie je le crains.
- Ouais super, je voudrais bien faire repeindre ce mur, le blanc, c’est chiant.
- Quoi tu n’as rien à faire d’autre ! s’étonna Sakura.
- Bah non, j’ai bien repéré une pile de livres là-bas.
Kakashi jeta un regard et eut une étrange réaction, entre le sursaut, le tic et l’étranglement.
- Mais vu le nom de l’auteur, j’ai bien peur que ce soit du même genre que le livre rouge de Kakashi.
- Hé mes parents sont libraires, dit Sakura. Je peux te ramener des bouquins si tu veux.
- Sérieux, tu pourrais, fis-je pleine d’espoir.
- Bien sûr, qu’est-ce qui t’intéresserais ?
- Je veux étudier pour devenir ninja, tu peux me trouver des livres comme ça, s’il te plaît ?
- Ouais, ça se peut.
Oh grand bonheur, grande joie. Des livres et une super copine !
- Tu veux devenir ninja, dit Sasuke, toujours dans son coin. Tu n’es même pas de Konoha.
- Tsunade m’a proposé de rester ici et de devenir ninja, protestai-je.
Devant sa tête surprise, je retins mon envie de lui tirer la langue, mais c’est pour les gamines ça.
- Tu ne m’avais jamais dis ça.
Kakashi semblait vexé.
- Tu ne me l’a pas demandé, répliquai-je.
Naruto s’avança vers moi, avec un air, disons important.
- Alors comme ça tu veux devenir ninja.
Ouais c’est ce que j’ai dis.
- Prends bien garde à toi, je vais devenir le prochain Hokage, ne te mets pas en travers de ma route sinon ça risque de chauffer pour toi et…
Je n’entendis pas la suite car Sakura l’envoya valser à l’autre bout de la pièce.
- Heu, j’ai juste dit que je voulais être ninja, pas Hokage, précisai-je.
- C’est juste au cas où tu changerais d’avis, articula Naruto avec un hématome de la taille du poing sur la joue.
- T’inquiète pas Yuri, je vais t’aider et tu dépasseras très vite cet abruti. Et peut-être qu’ensuite on pourra être rivale.
Elle avait dit cette dernière phrase avec une tête de psychopathe, je n’étais plus sûre de bien vouloir qu’elle m’aide.
- Heu ouais, c’est ça, on verra plus tard, me forçai-je à répondre avec un sourire forcé.
Un silence…
- Bon, il faut reprendre l’entraînement, annonça Kakashi. En route !
Ils me dirent donc au revoir.
- Je te ramène des livres demain, me glissa Sakura.
- Merci.
Une semaine après, le médecin qui faisait ma rééducation me déclara que je guérissais beaucoup plus vite que la plupart des gens et que je pourrais bientôt remarcher. J’avais encore quelques
difficultés à plier les genoux à fond mais ça s’arrangerait avec le temps. Le lendemain, il m’apporta des béquilles et m’aida à me lever. J’eus un peu le tournis au début mais lorsque je fis mon
premier pas, ce fut vite oublié. Du coup, une fois qu’il fut parti, je m’exerçai avec application et fis la surprise à Kakashi d’être debout à l’entré de chez lui, prenant l’air. Bien sûr je ne
l’avais pas prévenu de mes avancés (petit rire sadique). Il ne dit rien et vint s’accouder sur la rambarde, comme moi.
- C’est dommage, l’automne est bientôt fini. Je n’ai pas pu en profiter cette année. Je ne pourrais pas danser dans les feuilles mortes.
- Moi aussi j’aime bien l’automne, c’est comme si la nature nous faisait cadeau de tout ce qu’elle a de plus beau avant d’aller se reposer, dit Kakashi. Tu danses alors ?
- Oui, mais dans l’état actuel des choses, ça attendra l’année prochaine.
Il sourit, enfin je le supposai.
- Depuis combien de temps es-tu levée ?
- Ce matin.
- Tu ferais mieux d’aller de reposer, c’est inutile de faire autant d’efforts dès le premier jour.
- Ah non, je n’ai pas la moindre envie de me recoucher, protestai-je.
- Tu sais, si tu as pu te lever aujourd’hui, tu le pourras aussi demain.
Paf, il avait trouvé juste. J’avais peur que cette journée ne soit qu’un rêve et que demain, tout s’arrête. Je lui obéis donc. Ah non ! Je devenais une parfaite petite fille à son
papa ! Il faudra que je rétablisse la situation plus tard. Foi de Yuri !
A suivre...
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